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10 décembre 2010

Ton Christ est juif


La situation de réfugié

Réfugié : fuir son pays, car les institutions de ce dernier ne peuvent assurer la sécurité. Le réfugié peut craindre d'être menacé en raison de: «sa race, sa religion,ses opinions politiques, sa nationalité, son appartenance à un certain groupe social» (Demande d’asile à titre de réfugié présentée au Canada : Qui peut présenter une demande)

Chaque année, le Canada ouvre ses frontières à plusieurs réfugiés cherchant asile. La responsabilité d'écoulant de cette ouverture implique, pour le pays «d'[offrir] une protection aux personnes se trouvant au Canada et qui craignent la persécution ou dont le renvoi du Canada les exposerait au risque d’être soumis à la torture, à des menaces à leur vie ou au risque de faire l’objet de peines ou traitements cruels et inusités» (Le système de réfugiés).



Pour être reçus comme réfugié, ces derniers passent d'abord par des agents faisant un premier tri et choisissant d'envoyer ou non la demande à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (voir les raisons pouvant causer le refus de passer le dossier).

Les réfugiés mexicain et la situation dans la région de Chihuahua

Dans l'enregistrement, on fait beaucoup d'allusions aux immigrants mexicains tentant de traverser la frontière américaine. Les causes faisant en sorte que ces derniers expriment le souhait de devenir citoyen américain sont la corruption et l'insécurité permanente dans laquelle vivent ces derniers. Cet été, j'ai eu l'occasion de travailler avec un étudiant de la ville de Juarez faisant un échange pour un an au Canada. Avec ce dernier, j'ai pu discuter des conditions de vie dans sa ville. Ciudad Juarez, situé dans la région de Chihuahua (voir carte ci-dessous) est considéré comme l'une des villes les plus violentes ; la police y est corrompue, le trafic de drogue y est important, les gangs de rues s'affrontent... Un exemple notable de la corruption au sein de la police est le cas des femmes assassinées :
«La scène d’un des plus stupéfiants mystères criminels de tous les temps se nomme Ciudad Juárez, dans l’Etat de Chihuahua, à la frontière avec les Etats-Unis. Sa population, 1 300 000 habitants, est l’otage d’assassins sans visage. Ce qui s’y passe est une insulte aux droits humains. Depuis 1993, plus de 300 femmes y ont été enlevées, violées et assassinées. La majorité de ces femmes avaient des caractéristiques communes : une centaine au moins étaient issues de milieux pauvres, presque toujours ouvrières, toutes étaient menues, brunes et avaient les cheveux longs. La plupart n’ont pu être identifiées, toutes ont été victimes de violences sexuelles, et, sans exception, elles furent toutes étranglées...» (Tueurs de femmes à Ciudad Juárez)


Depuis 1993, les femmes de la région vivent dans l'insécurité et la peur constante de trouver, au coin d'une rue, leur meurtrier. Ce sentiment était également présent chez mon collègue de travail. Il me racontait ne pas pouvoir avoir de routine de peur que quelqu'un puisse identifier l'endroit où ce dernier se trouve à tout moment. Au Québec, au Canada, nous sommes loin de cette réalité d'insécurité. En discutant avec mon ami, j'ai pu comprendre comment la peur guide l'existence des habitants de la ville.  Or, en ayant une bonne connaissance de la situation mexicaine, je peux comprendre la volonté que peut avoir quelqu'un d'immigrer et le devoir que devrait se faire la nation canadienne d'accepter la présence de ces derniers au sein des sociétés civiles.


Dernièrement est arrivé au large de la Colombie-Britannique un bateau rempli d'immigrants d'origine sri lankaise, le MV Sun Sea. Ces derniers ont été reçus horriblement par le gouvernement canadien ; la majorité furent mis en centres de détentions le tant qu'on vérifie l'identité de chacun, ce qui peut prendre plusieurs mois. La cause de cela? On raconte que certains d'entre eux seraient membres de l'organisation appelée «Tigres de libération de l'Eelam tamoul, une organisation terroriste selon les États-Unis et le Canada» (Un bateau de clandestins en route).  Il est étrange de constater qu'un pays comme le Canada, présenté comme un pays ouvert aux autres cultures, perçoit ces immigrants comme un danger et doute systématiquement de les raisons que chacun de ces humains ait choisi d'immigrer.



En effet, peut-on croire que des gens ayant amassés le plus d'argent possible et ayant passé trois mois sur un bateau, dans des conditions de vie exécrable n'avaient aucune raison de souhaiter d'immigrer? Je ne crois pas. Exprimez-vous!

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