Rechercher dans ce blog

10 novembre 2010

JDB3

Suite à la lecture du texte de Cécile Laborde, «Virginité et burqa : des accommodements déraisonnables?», l’auteur nous présente deux exemples polémiques liés aux politiques d’immigration en France.


Après la problématisation faite par Laborde, il est clair que les exemples sont, selon moi, une subtile attaque contre la religion islamique (souvent critiqué vu son immense différence avec les traditions judéo-chrétienne). Comme l’auteur le mentionne brièvement, je pense que le républicanisme français est devenu quelque peu extrémiste. Selon la devise républicaine - liberté, égalité et fraternité – on ne peut accorder d’accommodement raisonnable dans le sens où ceux-ci se veulent accorder, de façon indirecte, une faveur à un particulier, ce qui va à l’encontre du principe d’égalité. Par contre, des accommodements raisonnables pourraient avoir comme finalité le rétablissement de l’égalité. Par exemple, dans l’affaire Lille, il semble bien que le juge avait raison, comme l’auteur l’a prouvé dans son écrit, puisque le juriste n’a fait que l’équivalent de ce qu’il aurait fait pour un couple laïc. Dans le cas de l’immigration refusée vu le port de la burqa, il faut vérifier si, dans un cas équivalent, elle serait également refusée.


Plusieurs sont en accord avec les décisions prises dans les deux cas présentés par l’auteur puisque, pour ces derniers, il s’agit d’une libération pour la femme c’est-à-dire que les actions entreprises ont une optique féministe de développement.  Pourtant, il semble que cela ne soit pas toujours le cas.  Par exemple, quand je pense à l’interdiction du port de la burqa en public, ce que nous avons débattus en classe, je m’interroge sur le réel effet libérateur d’une telle interdiction.  Par exemple, si j’imagine des femmes réellement soumises à leur mari et qui porte ainsi le voile intégral en tout temps, le fait d’interdire le port de ce voile dans les institutions publiques va-t-il vraiment permettre à ces dernières d’avoir plus de liberté ?  J’imagine plutôt que cela pourrait avoir comme conséquence de les cloîtrer entre les quatre murs de leurs maisons ou même de les amener à s’établir dans un autre pays, où leurs droits risquent d’être même d’être bafoués.  De plus, la devise de la république française met l’accent sur la liberté.  Hors, si on imagine qu’une femme peut choisir par elle-même de porter la burqa et que cette dernière se voit interdire de le faire dans son pays, on peut comprendre que celle-ci peut se sentir négligée par son gouvernement.  Par exemple, c'est la cas de Myriam, dans le vidéo ci-dessous.


Ainsi, le concept du «républicanisme critique» développé par Cécile Laborde (2008) me semble particulièrement pertinent. Pour moi, sa pertinence provient du fait qu’elle remet en question les discours relatifs au multiculturalisme en France. En fait, elle suggère que, possiblement, ce discours (défini par Foucault comme une création des groupes sociaux qui définit un «régime de vérité» et qui régule les comportements) ferait en sorte qu’indirectement et de façon camouflée, pourrait influencer nos perceptions en rapport à des individus. Ainsi, son concept pourrait créer un esprit d’ouverture envers l’autre dans le sens où elle dénonce la possibilité que de façon camouflée, le système français favorise et facilite les conditions de vie des Français qu’on pourrait qualifier comme «de souche». Il me semble donc que le républicanisme critique de Laborde serait un moyen de se mettre à la place de ses gens qui demande des accommodements raisonnables, c’est-à-dire que le républicanisme critique pourrait être, par exemple, une remise en question de la loi française en rapport à la burqa dans le sens ou l’interdiction de porter cette dernière dans un lieu public pourrait être une atteinte à la liberté individuelle. 
Ainsi, la burqa pourrait devenir un enjeu important du républicanisme critique puisqu’on peut remettre en question la légitimité d’une telle interdiction. À travers notre oral, nous avons d’ailleurs pu engendrer un débat fortement intéressant par rapport à cette interdiction. Le républicanisme français se veut une recherche d’un type d’homogénéité au niveau de la population dans le sens où la politique multiculturelle se veut un type de « melting pot ». Mais la question abordée par le rapport Stasi, comme la mienne, est jusqu’à quel point peut-on demander aux immigrants de s’adapter aux valeurs républicaines ? Par exemple, comment peut-on traiter une femme voilée partageant les idéaux républicains ? C’est-à-dire que, pour cette dernière, la burqa serait seulement une libre démonstration des ces croyances personnelles? Également, il est possible de se demander s’il ne s’agit pas d’une forme d’hégémonie de l’État, de consentement spontané des populations. Finalement, la dernière interrogation que j’ai suite à la lecture de ce texte et la polémique sur la burqa est la répercussion gouvernementale de telles mesures. Par exemple, est-il possible de croire que le gouvernement Sarkozy tente plutôt de récupérer des votes à droite pour sa prochaine élection plutôt que de veiller à la libération des femmes musulmanes ? Ce sont toutes des questions qui méritent d’être exploitées davantage.

Texte ayant permi l'élaboration du JDB

Laborde, Cécile. 2008. « Virginité et burqa : des accommodements déraisonnables ? Autour des rapports Stasi et Bouchard-Taylor. » http://www.laviedesidees.fr/Virginite-et-burqa-des.html


Aucun commentaire: